Types de crises
Le type de la crise dépendra de la région du cerveau qui est touchée la première, du lieu où la perturbation se diffuse et de la vitesse à laquelle elle se propagera. Les crises peuvent être également généralisées, c'est-à-dire que la perturbation touche les deux hémisphères du cerveau (moitié droite et moitié gauche du cerveau) dès le début ou quasi instantanément.
Les caractéristiques et la fréquence des crises varient considérablement. La terminologie médicale s'est, par conséquent, élargie de manière à faire état plus précisément des différents types de crises.
Source : Épilepsie Canada
Quels sont les principaux types de crises?
On classe les crises d’épilepsie en deux catégories : les crises généralisées et les crises partielles.
- La crise généralisée implique d’emblée les deux hémisphères cérébraux.
- La crise partielle débute dans une région d’un hémisphère cérébral.
A. Les crises généralisées
- La crise tonico-clonique
Lors d’une crise tonico-clonique, le sujet perd conscience et tombe. Le corps devient rigide et des tremblements convulsifs agitent les membres. Il peut y avoir salivation abondante, morsure de la langue et perte de contrôle de la vessie. Après quelques minutes, le sujet reprend peu à peu conscience. Il peut alors se sentir fatigué et éprouver le besoin de dormir.
Durée moyenne : 2 à 5 minutes
- L’absence
L’absence est une brève perte de conscience généralement non accompagnée de chute. Le sujet arrête l’activité en cours. Il semble « dans la lune » et si on lui parle, il ne répond pas. Il peut avoir le regard fixe ou clignoter des paupières. Après quelques secondes, il reprend ses occupations comme si rien ne s’était passé.
Durée moyenne : 5 à 30 secondes
- Les crises myocloniques, atoniques, toniques
Ces crises sont d’autres formes de crises généralisées. Les crises myocloniques se traduisent par de brèves et imprévisibles secousses des muscles; la crise atonique se manifeste par une perte du tonus musculaire qui peut occasionner une chute soudaine; la crise tonique est caractérisée par une contraction musculaire de courte durée, associée à une perte de conscience mais non accompagnée de convulsions.
B. Les crises partielles
- Les crises partielles simples
Les crises partielles simples ne s’accompagnent pas de perte de conscience. Elles peuvent entre autres se manifester par des convulsions isolées d’un seul membre, par des phénomènes sensitifs (visuels, auditifs, gustatifs, olfactifs) ou par des impressions particulières (sentiment de « déjà vu » ou de « jamais vu », frayeur soudaine, état de rêve, etc.).
- Les crises partielles complexes
Les crises partielles complexes s’accompagnent d’une altération plus ou moins prononcée de la conscience et de mouvements involontaires ou semi-involontaires inappropriés à la situation (automatismes). La personne peut, par exemple, marcher sans but, tirer sur ses vêtements, mâchonner, agiter ses doigts ou avoir l’air de chercher quelque chose, etc. Par la suite, elle ne garde aucun souvenir de ces événements. La crise peut être suivie d’une assez longue période de confusion et de fatigue.
Durée moyenne : 2 à 5 minutes
À noter : Différents types de crises peuvent survenir chez une même personne.
Qu’est-ce que l’aura?
Ce phénomène survient quand l’activité épileptique est encore confinée à un groupe restreint de cellules cérébrales et il correspond en réalité à une crise partielle simple. L’aura peut parfois donner le temps au sujet de se mettre à l’abri de tout danger de tomber ou de se blesser, avant que les décharges épileptiques se propagent davantage dans le cerveau.
Les signes avertisseurs varient selon les individus. Il peut s’agir de :
- sensation de nausée ou de pression abdominale;
- palpitations;
- changement dans la température du corps;
- frayeur soudaine;
- illusions visuelles (ex. : apparition de lueurs, de points lumineux);
- illusions auditives (ex. : sons, sifflements), olfactives ou gustatives;
- sensation de « déjà vu » ou de « jamais vu ».
Source : L'enfant, l'épilepsie et l'école. Un guide d'intervention à l'usage de l'équipe-école. Épilepsie Montréal. 1993. 80 pages


















